Musique 432 Hz : ce que disent les études
J’ai cherché les études qui comparent la musique en 432 Hz à un autre accord : j’en ai trouvé seize, aux résultats partagés. Aucune ne permet de conclure.
J’ai trouvé seize études publiées qui comparent une même musique, ou un même instrument, accordée en 432 Hz et dans un autre accord : 641 personnes au total. Quelques-unes notent un léger avantage au 432 Hz sur une mesure, d’autres au 440 Hz, et beaucoup ne voient aucune différence. Toutes portent sur 8 à 101 personnes, et aucune ne suffit à trancher.
Je compose et je joue de la musique en 432 Hz, et je la propose sur ce site. J’ai donc intérêt à ce que le 432 Hz « marche ». Raison de plus pour vous montrer toutes les études, y compris celles qui ne vont pas dans mon sens.
En 2019, je suis tombé sur un article qui expliquait que le La de référence n’était pas forcément à 440 Hz, comme je l’avais appris au conservatoire. J’ai essayé. À une période où j’avais des soucis d’estomac, j’écoutais de la musique dans les deux accords, et je trouvais la version en 432 Hz plus douce, plus calme. C’est une impression personnelle, qui ne dit rien de mon estomac. Elle m’a surtout donné envie de lire les études.
Le 432 Hz, c’est quoi ?
Le 432 Hz est une façon d’accorder les instruments : on règle la note La à 432 vibrations par seconde au lieu de 440. Le 440 Hz est la référence internationale : une conférence réunie à Londres l’a retenu en 1939, et l’Organisation internationale de normalisation l’a confirmé en 1955 puis en 1975. En 432 Hz, la musique sonne un peu plus bas, d’environ un tiers de demi-ton (31,8 cents, pour les musiciens).
Les notes et la mélodie restent les mêmes. J’explique comment j’écris chaque pièce sur la page mon concept.
Combien d’études existent sur le 432 Hz ?
J’en ai trouvé seize, publiées entre 2018 et 2026 dans des revues ou des ouvrages, qui comparent chez l’humain une même musique dans deux accords. Je les ai cherchées dans deux grandes bases de publications scientifiques, Europe PMC et Crossref, puis dans les références de chaque étude et dans les études qui la citent, jusqu’à ce qu’aucune nouvelle n’apparaisse. J’ai lu le texte complet de treize d’entre elles ; pour les trois autres, seulement le résumé ou la description qu’en donne une autre étude.
Je n’ai pas compté les études qui font écouter du 432 Hz sans le comparer à un autre accord, celles menées sur des animaux, deux études qui opposent le 432 Hz au 528 Hz (qui n’est pas un accord d’orchestre), ni les travaux non publiés en revue : mémoires, communications de congrès, et deux prépublications de 2025 et 2026, pas encore relues par d’autres chercheurs. Il en existe peut-être d’autres, dans des revues mal indexées.
Quelques mots reviennent souvent :
- une étude pilote est une première expérience, sur peu de monde, qui sert à savoir si une question mérite une vraie recherche ;
- un essai croisé fait écouter les deux accords aux mêmes personnes, l’un après l’autre ;
- en double aveugle, ni la personne qui fait écouter ni celle qui écoute ne savent quel accord passe ;
- l’EEG enregistre l’activité électrique du cerveau par des capteurs posés sur la tête ;
- la variabilité du rythme cardiaque mesure les petits écarts de durée d’un battement à l’autre ; les chercheurs s’en servent pour estimer l’équilibre entre tension et repos de l’organisme.
Que disent les études sur le 432 Hz ?
Leurs résultats ne vont pas dans le même sens, et beaucoup ne voient aucune différence. Le tableau donne, pour chaque étude, ce qu’elle observe entre les deux accords, et pas seulement l’évolution avant et après l’écoute. Une même étude peut pencher d’un côté sur une mesure et de l’autre sur une autre.
ÉtudeQuiCe qui est comparéEntre les deux accordsHalbert et al., Music and Medicine, 2018 (essai croisé)16 adultes à la tension un peu élevée, dont 8 pour la comparaison entre accords432 et 440 Hz en alternance dans un même morceau ; un film en témoincœur un peu plus lent en 432 Hz ; tension et deux mesures du remplissage du cœur : pas de différence ; variabilité du rythme cardiaque et hormones non comparées entre accordsCalamassi et Pomponi, Explore, 2019 (étude pilote)33 volontaires en bonne santémusique de film, 20 minutes, un accord par jourcœur plus lent de 4,79 battements par minute en 432 Hz, à la limite du seuil (p = 0,05) ; plus de concentration et de satisfactionCalamassi et al., Acta Biomedica, 2020 (étude pilote)12 patients blessés de la moelle épinièremusique préférée, 30 minutes par jour, une période par accordsommeil en hausse après la période en 432 Hz, pas après celle en 440 Hz ; pas de comparaison directeAravena et al., Journal of Applied Oral Science, 2020 (essai tiré au sort)42 patients avant une extraction dentaire432 Hz, 440 Hz ou pas de musiqueanxiété plus basse avec musique, sans différence entre les accords ; cortisol : pas de différence avec le 440 Hz une fois le point de départ pris en compteErdal et al., Journal of Human Sciences, 2021 (étude expérimentale, résumé seul)51 non-musiciensla même musique dans les deux accordsvariabilité du rythme cardiaque : pas de différence ; humeur plus négative après le 440 Hzİlgar et al., İnönü Üniversitesi Kültür ve Sanat Dergisi, 2021 (préférence déclarée après écoute)101 auditeurstrois chansons turques dans les deux accords, accord affiché à l’écranune majorité préfère le 440 Hz (57 % et 60 % selon le groupe)Calamassi et al., Acta Biomedica, 2022 (essai pilote tiré au sort)54 soignants d’un centre d’urgence432 Hz, 440 Hz ou pause sans musiqueanxiété en baisse dans les trois groupes ; productivité et satisfaction : pas de différence entre accords ; respiration et tension un peu plus basses après la pause dans le seul groupe 432 HzKopka, chapitre d’ouvrage (Springer), 2022 (chapitre non lu)54 non-musiciens, d’après une autre étudesix extraits, chacun dans les deux accordséveil ressenti plus élevé en 432 Hz, l’inverse d’un effet apaisantTanasić, Journal of Psychology and Neuroscience, 2022 (EEG, sans groupe témoin)74 auditeursactivité électrique du cerveau, sur des morceaux des organisateurslégère préférence pour le 432 Hz ; deux tableaux identiques au chiffre prèsÖzmen et Demirbatır, Art-e Sanat Dergisi, 2023 (entretiens)8 personnesentretiens après écoute, toujours le 440 Hz en premieren mode majeur, plus d’émotions positives en 440 HzTaş et al., Anaesthesia, Pain & Intensive Care, 2024 (étude d’observation, trois groupes)66 patients avant une opération432 Hz, 440 Hz ou pas de musiqueaucune différence entre les accords (anxiété, attention et mémoire)Hohneck et al., BMC Complementary Medicine and Therapies, 2025 (essai croisé tiré au sort)43 patients atteints de cancermonocorde joué en direct, 432 contre 443 Hzcœur un peu plus lent en 432 Hz ; onde de pouls : baisse plus forte en 432 Hz, mais partie plus haut et arrivée au même niveau ; autres mesures : pas de différence d’évolution ; 56 % des patients préfèrent le 432 Hz, 14 % le 443 HzJebabli et al., PeerJ, 2025 (essai croisé en double aveugle)28 kickboxeursmusique préférée à l’échauffement, 432 Hz, 440 Hz ou rientest bouclé plus vite en 440 Hz ; pic cardiaque un peu plus bas en 432 Hz ; humeur et effort ressenti un peu meilleurs en 440 Hz, selon le sexeDirik et Baraz Çınar, Rast Müzikoloji Dergisi, 2025 (EEG, sans groupe témoin)21 personnesEEG, deux morceaux, ordre d’écoute fixerésultats mêlés, dans les deux sensJebabli et al., Scientific Reports, 2025 (essai croisé)22 athlètes masculinsmusique préférée à l’échauffement, autres épreuvessprints, sauts et humeur meilleurs en 440 HzDela Cruz et San Juan, International Journal of Behavioral and Social Analytics, 2026 (deux groupes tirés au sort)16 étudiants432 ou 440 Hz, 15 minutesprogression plus forte en 440 Hz, mais groupes inégaux au départ ; scores finaux très proches
Ce qui donne un avantage au 432 Hz
Six études trouvent un avantage au 432 Hz sur au moins une mesure, le plus souvent le cœur. Il bat un peu moins vite en 432 Hz chez Halbert (2018), chez Calamassi et Pomponi (2019), où les participants se disent aussi plus concentrés, et dans l’essai allemand de Hohneck (2025), où l’écart est de 3 battements par minute contre 1. Dans ce dernier essai, la vitesse de l’onde de pouls, une mesure des vaisseaux, baisse aussi nettement plus en 432 Hz. Chez les 28 kickboxeurs de Jebabli (2025), le pic cardiaque pendant l’effort est un peu plus bas en 432 Hz (180 contre 182 battements par minute). Erdal (2021) note une humeur moins négative après le 432 Hz, sans écart sur la variabilité du rythme cardiaque.
Ces résultats sur le cœur restent fragiles. Chez Halbert, l’ordre d’écoute pèse lourd : le cœur ralentit nettement chez ceux qui commencent par le 432 Hz, pas chez les autres. L’étude de 2019 tombe pile sur le seuil habituel (p = 0,05) au lieu de passer en dessous, et elle a fait l’objet d’un rectificatif en 2020, que je n’ai pas pu lire. Dans l’essai de Hohneck, le même investigateur jouait les deux accords, et l’onde de pouls partait plus haut dans les séances en 432 Hz pour finir au même niveau qu’en 443 Hz. Chez les kickboxeurs, l’écart de pic cardiaque est de moins de deux battements, pendant un test d’effort intense.
L’étude de Tanasić (2022), qui enregistre l’activité du cerveau par EEG, voit une légère préférence pour le 432 Hz. Elle utilise des morceaux composés et joués par les organisateurs, a été publiée 25 jours après réception, et deux de ses tableaux sont identiques au chiffre près.
Une autre étude ne va dans aucun des deux sens attendus : chez Kopka (2022), le 432 Hz est ressenti comme plus stimulant, pas plus apaisant.
Quand les deux accords font jeu égal
Sur une partie des mesures, au moins cinq études ne voient aucune différence entre les deux accords. L’essai d’Aravena et de ses collègues, au Chili en 2020, tire au sort 42 patients qui attendent l’extraction d’une dent : un groupe écoute en 432 Hz, un en 440 Hz, un n’écoute rien. Avec de la musique, l’anxiété est deux fois plus basse (8,7 en 432 Hz, 8,4 en 440 Hz, 17,2 sans musique, sur l’échelle de Corah, un questionnaire d’anxiété dentaire), et les deux accords font jeu égal.
Le résumé de cet essai annonce aussi un cortisol, l’hormone du stress mesurée dans la salive, plus bas en 432 Hz. Le texte complet montre que ce groupe partait déjà plus bas avant la musique (0,74 contre 1,35). Une fois ce point de départ pris en compte, l’écart avec le 440 Hz disparaît ; seul reste celui avec le groupe sans musique.
En 2024, une équipe turque fait écouter 15 minutes de musique à 66 patients avant une opération, en 432 Hz, en 440 Hz ou pas du tout : aucune différence d’anxiété, d’attention ni de mémoire entre les deux accords. L’anxiété n’y est mesurée qu’après la musique, jamais avant.
Dans l’essai de Hohneck (2025), la variabilité du rythme cardiaque, la résistance et la rigidité des vaisseaux et le bien-être n’évoluent pas différemment non plus entre 432 et 443 Hz. Chez les 54 soignants de Calamassi (2022), la productivité et la satisfaction sont les mêmes dans les deux accords.
Quand le 440 Hz fait mieux
Cinq études donnent l’avantage au 440 Hz sur au moins une mesure, ce qui contredit l’idée d’un 432 Hz meilleur en tout. Deux d’entre elles, de l’équipe de Jebabli en 2025, ont un groupe sans musique : des sportifs écoutent leur musique préférée pendant l’échauffement, accordée vers 440 Hz, vers 432 Hz, ou rien du tout, dans un ordre tiré au sort. Chez 28 kickboxeurs, le test est bouclé plus vite en 440 Hz (48,9 secondes contre 50,0), pour une vitesse de frappe presque identique ; chez 22 athlètes, les sprints, les sauts et l’humeur sont meilleurs en 440 Hz.
Les trois autres ont des limites plus lourdes. Chez İlgar (2021), 101 auditeurs turcs préfèrent majoritairement le 440 Hz, mais l’accord était affiché à l’écran pendant l’écoute. Les huit personnes interrogées par Özmen et Demirbatır (2023) entendaient toujours le 440 Hz en premier. Enfin, seize étudiants progressent davantage en 440 Hz chez Dela Cruz et San Juan (2026), mais le groupe 432 Hz partait d’un score plus haut, et les deux groupes finissent presque au même niveau.
Le 432 Hz aide-t-il à dormir ? Une étude pilote sur douze patients
Une seule des études que j’ai trouvées a mesuré le sommeil. En 2020, l’équipe de Diletta Calamassi propose à 12 patients blessés de la moelle épinière d’écouter leur musique préférée 30 minutes par jour, une période en 432 Hz, une période en 440 Hz.
Chez ces patients, le score de sommeil s’améliore après la période en 432 Hz (+3,6 points) et ne bouge pas après celle en 440 Hz. Mais les deux accords ne sont jamais comparés directement, et au début de la première période, les patients qui commençaient par le 432 Hz dormaient déjà 7,3 heures par nuit, contre 4,7 heures pour les autres. Je n’écrirai donc pas que le 432 Hz « fait dormir ».
Halte Sonore propose des sessions d’écoute ; elle ne remplace pas un avis ni un suivi médical. Si vos difficultés de sommeil ou vos pathologies durent, parlez-en à votre médecin.
Comment lire ces études ?
Seize études, cela peut sembler beaucoup. Mais elles sont petites, et chacune pose une question différente, avec sa propre mesure. Pour les juger, je regarde six points.
- Le nombre de participants. De 8 à 101 personnes. Avec si peu de monde, un écart peut venir du hasard.
- Le groupe témoin. Six études sur seize comparent aussi avec une écoute sans musique ou un film. Sans lui, on ne sait pas si l’effet vient de l’accord, de la musique ou du simple fait de se poser.
- Avant et après, ou l’un contre l’autre. Qu’un score s’améliore après l’écoute en 432 Hz ne dit pas qu’il s’améliore plus qu’en 440 Hz. Plusieurs études comparent chaque accord à son point de départ, pas les deux accords entre eux.
- Le point de départ. Si un groupe part déjà plus détendu, il finit plus détendu, quel que soit l’accord. C’est ce qui explique l’écart de cortisol dans l’essai d’Aravena (2020), chez le dentiste.
- Ce que savent les participants. Quand l’accord est affiché, annoncé ou joué par quelqu’un qui le connaît, l’attente peut suffire à faire pencher le résultat.
- Les auteurs. Trois études viennent de la même équipe italienne, celle de Diletta Calamassi. L’un de ses membres, Gian Paolo Pomponi, se présente comme musicien indépendant. En 2022, les trois morceaux utilisés avaient été composés en 432 Hz, dont deux pour un album, puis convertis pour la version 440 Hz. Dans l’essai de Hohneck (2025), un coauteur travaille chez le fabricant de l’appareil de mesure ; l’article déclare n’avoir aucun conflit d’intérêts.
Je me suis moi aussi amusé à passer d’un accord à l’autre devant plusieurs personnes, sans toujours leur dire lequel était lequel. Les réactions varient selon la sensibilité de chacun, mais la plupart sentent la différence et préfèrent le 432 Hz. Ce n’est pas une étude pour autant : je savais ce que je jouais, et je ne cachais pas toujours le changement. C’est ce biais qu’écarte un double aveugle.
Mon bilan : des écarts petits, pour l’un comme pour l’autre accord. Rien ne permet de dire aujourd’hui que le 432 Hz détend mieux que le 440 Hz.
Ce que dit la recherche sur la musique en général
Pour la musique en général, on dispose d’une synthèse bien plus grande. En 2022, une revue systématique Cochrane a rassemblé 13 essais et 1 007 adultes qui se plaignaient de mal dormir. Ils écoutaient de la musique enregistrée 25 à 60 minutes par jour, pendant trois jours à trois mois.
Les auteurs trouvent, avec un niveau de certitude modéré, que la qualité du sommeil ressentie s’améliore chez les participants. Avec une certitude faible, l’écoute pourrait aussi raccourcir l’endormissement et allonger le temps de sommeil. Ils ne trouvent pas d’effet clair sur la gravité de leurs troubles du sommeil, et dans les trois essais qui mesuraient le sommeil avec des appareils, il ne semble pas s’améliorer. Aucun effet indésirable n’est signalé. Le résumé de la revue ne dit rien de l’accord des musiques utilisées ; le soir, je vous conseille donc de choisir d’abord une musique qui vous détend.
Ce que j’en retiens en tant que musicien
Quand j’accorde mon violoncelle en 432 Hz, le La vibre 8 fois de moins par seconde. Sous l’archet, je ressens une vibration plus douce et plus détendue, et l’instrument me paraît plus vivant, moins plat. Ce ressenti de musicien n’engage que moi.
Je compose chaque pièce pour un moment précis, et ce moment décide du reste : l’instrument, la durée, le tempo. Mes boucles de violoncelle accompagnent un retour au calme en fin de journée, sur une enceinte ou au casque ; ma série au clavier cherche des atmosphères douces et enveloppantes, avec ou sans ambiance sonore en fond. L’accord n’est qu’un de mes choix. Mon parcours est détaillé sur la page Mathyas Voisin, violoncelliste.
Questions fréquentes
Le 432 Hz est-il prouvé scientifiquement ?
Non. J’ai trouvé seize études, toutes petites, aux résultats partagés : quelques avantages au 432 Hz, quelques-uns au 440 Hz, et souvent aucune différence.
Le 432 Hz aide-t-il à dormir ?
Une seule des études que j’ai trouvées, sur 12 patients, a mesuré le sommeil, sans comparer directement les deux accords. C’est trop peu pour conclure. Pour la musique en général, une revue de 13 essais trouve, avec une certitude modérée, un sommeil ressenti de meilleure qualité chez les participants.
Le plus simple reste d’écouter
Les extraits des sons pour le sommeil s’écoutent sans compte. Avec un compte gratuit, vous recevez trois sons offerts, à réécouter quand vous voulez, sans carte bancaire.
Sources
- Halbert J. D. et al. (2018). Low frequency music slows heart rate and decreases sympathetic activity. Music and Medicine, 10(4), 180-185. doi:10.47513/mmd.v10i4.614
- Calamassi D., Pomponi G. P. (2019). Music tuned to 440 Hz versus 432 Hz and the health effects: a double-blind cross-over pilot study. Explore, 15(4), 283-290. doi:10.1016/j.explore.2019.04.001
- Calamassi D., Lucicesare A., Pomponi G. P., Bambi S. (2020). Music tuned to 432 Hz versus music tuned to 440 Hz for improving sleep in patients with spinal cord injuries: a double-blind cross-over pilot study. Acta Biomedica, 91(12-S). doi:10.23750/abm.v91i12-s.10755
- Aravena P. C., Almonacid C., Mancilla M. I. (2020). Effect of music at 432 Hz and 440 Hz on dental anxiety and salivary cortisol levels in patients undergoing tooth extraction: a randomized clinical trial. Journal of Applied Oral Science, 28. doi:10.1590/1678-7757-2019-0601
- Erdal B. et al. (2021). The magic of frequencies – 432 Hz vs. 440 Hz: do cheerful and sad music tuned to different frequencies cause different effects on human psychophysiology? Journal of Human Sciences, 18(1). doi:10.14687/jhs.v18i1.6108
- İlgar K., Polat S., Bala H. (2021). 432 Hz ve 440 Hz frekanslarının temel alınmasıyla seslendirilen Türk müziği sözlü eserlerinin duyum ve icra üzerindeki etkileri. İnönü Üniversitesi Kültür ve Sanat Dergisi, 7(2), 307-333. doi:10.22252/ijca.1032471
- Calamassi D. et al. (2022). Listening to music tuned to 440 Hz versus 432 Hz to reduce anxiety and stress in emergency nurses during the COVID-19 pandemic. Acta Biomedica, 93(S2). doi:10.23750/abm.v93is2.12915
- Kopka M. (2022). The influence of music tuned to 440 Hz & 432 Hz on the perceived arousal. Jahrbuch für Musikwirtschafts- und Musikkulturforschung, Springer VS. doi:10.1007/978-3-658-36472-4_10
- Tanasić B. R. (2022). EEG research of music impact tuned on 432 Hz pitch vs 440 Hz effect on listeners. Journal of Psychology and Neuroscience, 4(3). doi:10.47485/2693-2490.1060
- Özmen D., Demirbatır R. E. (2023). A = 432 Hz ve 440 Hz akortlanmış majör ve minör tonlardaki müzikler sonrası verilen « duyuşsal tepki »ye yönelik bir inceleme. Art-e Sanat Dergisi, 16(32), 951-968. doi:10.21602/sduarte.1354311
- Taş H. G. et al. (2024). The effect of preoperative music therapy on perioperative anxiety and cognitive functions in adult patients in Erzincan, Turkey: a cohort study. Anaesthesia, Pain & Intensive Care, 28(4), 658-663. doi:10.35975/apic.v28i4.2508
- Hohneck A. et al. (2025). Differential effects of sound interventions tuned to 432 Hz or 443 Hz on cardiovascular parameters in cancer patients: a randomized cross-over trial. BMC Complementary Medicine and Therapies, 25, 18. doi:10.1186/s12906-025-04758-5
- Jebabli N. et al. (2025). Effects of 440-Hz vs. 432-Hz preferred music frequencies, during warm-up, on intermittent anaerobic speed test performance in men and women kickboxers. PeerJ, 13, e19084. doi:10.7717/peerj.19084
- Dirik H. B., Baraz Çınar C. B. (2025). Differences in brain electrical activity between musicians and non-musicians while listening to 440 Hz and 432 Hz musical compositions. Rast Müzikoloji Dergisi, 13(2), 127-140. doi:10.12975/rastmd.20251322
- Jebabli N. et al. (2025). Effect of listening to preferred music at different frequencies during warmup on physical performance and psychophysiological responses in male athletes. Scientific Reports, 15, 36120. doi:10.1038/s41598-025-20465-0
- Dela Cruz R. L., San Juan F. M. (2026). Comparing 432 Hz and 440 Hz music in relation to emotional safety among hospitality management students. International Journal of Behavioral and Social Analytics, 1(3). doi:10.65166/rjwp6y13
- Jespersen K. V. et al. (2022). Listening to music for insomnia in adults. Cochrane Database of Systematic Reviews. doi:10.1002/14651858.CD010459.pub3
- Cavanagh L. A brief history of the establishment of international standard pitch a=440 hertz, d’après le New Grove Dictionary of Music and Musicians. wam.hr